Interpréter les pleurs du bébé

Interpréter les pleurs du bébé

 

Un bébé en bonne santé peut pleurer, jusqu’à 2 à 3 heures cumulées par jour.
C’est sa seule façon de s’exprimer et de dire qu’il a faim, qu’il a sommeil, que sa couche est sale, qu’il est inconfortable, qu’il a trop chaud ou qu’il a froid, qu’il y a trop de bruit ou trop de monde autour de lui ou à proximité. Il a peut-être aussi besoin d’un câlin, des bras pour se sentir sécurisé, en confiance, tout simplement.

Chez les bébés, les pleurs et les cris se confondent souvent. En fait, s’il n’a pas de larmes, le bébé crie plus qu’il ne pleure. Ces cris signifient à son entourage son désarroi, sa difficulté. Ils sont de véritables signes d’appel qui nécessitent une réponse. Mais quelle réponse ? C’est bien ici que se pose le problème. Lorsqu’on ne connaît pas encore très bien l’enfant, il peut s’avérer impossible de comprendre les raisons de ses cris. Ce qui est certain, c’est que quelque chose ne va pas pour lui et donc que, paradoxalement, il est normal qu’il pleure. Ses cris ou ses pleurs deviennent alors des sources d’angoisse, faute de savoir y apporter une explication et une réponse adaptée. Et malheureusement, cette angoisse est transmissible au bébé qui redouble alors ses pleurs.

En fait, les bébés qui ne pleurent pas sont finalement plus inquiétants. Un bébé qui va très mal ou qui souffre beaucoup s’éteint ou se fait oublier. Donc les cris et les pleurs du bébé sont une belle preuve de sa vitalité même s’ils sont insupportables. En tout cas tant qu’on n’arrive pas encore à les décoder. Car ensuite ils deviennent un langage. Le bébé peut pleurer pour appeler lorsqu’il se sent seul, lorsqu’il est séparé de sa figure principale d’attachement, lorsqu’il se sent perdu dans un nouvel environnement dont les signaux sensoriels sont bien différents. Il ne retrouve pas la même odeur, la même ambiance… Il peut aussi pleurer parce qu’il à faim, ou sommeil, parce qu’il souffre ou parce qu’il est en colère, parce qu’il se sent mal. Il y a tant de raison pour pleurer ! Et face aux pleurs incessants d’un bébé on peut « craquer ». Alors lorsque que quelqu’un pense ou dit : « qu’est ce qu’il pleure, c’est insupportable ! », il s’agit toujours d’une réflexion à prendre au sérieux.

Que faire pour le calmer ?

On peut déjà le prendre dans ses bras, le bercer tout doucement, lui parler, lui chuchoter ou lui chanter une comptine, changer sa couche, lui masser le ventre ou le dos, les mains bien réchauffées (avec une composition huileuse).
On peut tenter de lui donner à boire, de l’eau ou du lait, le mettre à plat ventre sur son avant-bras, l’emmener dans un endroit calme et / ou le promener.
Et si les petits moyens mis en œuvre ne suffisent pas, et qu’il pleure toujours !
Ne restez pas seul(e). Appelez votre famille, une amie, un voisin. Vous êtes énervé(e), à bout de nerfs, vous ne savez plus quoi faire… Couchez-le sur le dos dans son berceau, son lit, au calme, mettez-le dans l’obscurité.
Sortez de la pièce, fermez la porte, pour retrouver votre calme et un peu de sérénité.
Faite une pause respirez profondément et calmement.
Demandez à quelqu’un de prendre le relais, à votre médecin ou allez en consultation de PMI.

 

Source : Assistante maternelle magazine

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site