Partager un repas

C'est transmettre beaucoup de chose.

Partager des goûts.

Il est évident que chaque enfant, spontanément ne va avoir envie de manger que ce qu'il connait déjà !

D'où le talent que les adulte auront à développer pour lui faire goûter des mets méconnus, aux odeurs, saveurs et couleurs étranges.

D'où l'intérêt, pour le tout-petit de découvrir des cuisines très différentes chez ses parents et chez l'assistante maternelle.

Ceci est d'autant essentiel que le goût et l'odorat sont les deux sens qui s'impriment le plus profondément dans la mémoire.

Alors... partager des goûts avec les enfants c'est inscrire en eux pour toujours ces instants magiques où leur papilles, d'abord rebelles et craintives puis émerveillées, ont découvert, au fil des mois et des années, un monde de saveurs.

Plus tard, à coup sur, ils parleront à leurs propres enfants du pot-au-feu de maman, ou de la purée que leur 'nounou' faisait... avec de vraies pommes de terre.

Partager des temps.

Partager des temps où l'on reste assis ensemble à table, des temps où, tout simplement, on se sent bien.

En soi, rien de miraculeux à cela, me direz vous ! Mais sommes-nous assez vigilants à l'importance fondamentale de ces moments partagés... ?

Partager des temps de parole.

Repas-échange, où l'on prend un moment pour se parler, souvent de la pluie et du beau temps... mais où, au milieu de la conversation, des mots importants pour les enfants comme pour les adultes vont pouvoir être glissés.

A chacun, dans ce cas, d'être attentif à ce que dit l'autre.

Partager la préparation d'un repas.

Dès le plus jeune âge, faire participer un enfant à l'élaboration d'un repas (tout comme l'inciter à mettre la table), en tenant compte, bien sûr de ses capacités psychomotrices, constitue pour lui à la fois une source d'intérêt, une preuve de confiance et une responsabilisation.

En outre il s'agit la d'un moment essentiel de transmission, à condition, bien sûr, de lui laisser le temps nécessaire pour exécuter sa tâche...

En clair, dans ce domaine de l'alimentation, le verbe « partager » peut se décliner à l'infini : partager le fait d'aller faire les courses ou le marché ensemble, d'imaginer ce qu'on va manger demain...

Pour conclure.

Afin de conclure sans ambiguïté, je me permettrai une mise en garde qui parait essentielle pour prévenir l'effet anxiogène que le repas peut parfois déclencher.

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